mardi, octobre 13, 2009

Tout va si vite


Les jolies choses se soulèvent dans l'azur jusqu'à la fin du jour.
Aux plis des nuages elles s'accrochent, guettant leurs morts,

Elles attendent la douce brise qui viendra les prendre.

Silencieuses comme toujours, elles aspirent le temps.

Et les tendres jours laissent des sons familiers,

Des parfums d'été, des visages heureux.

Tous ces morceaux de vie sont serrés

Si fort et si intensément que le jour,

Meurt, il perd toute sa couleur

Son bleu pur et son murmure.

Le ciel s'assombrit une fois
,
Il tremble une second
e fois
Dans un sursaut il exulte

Et une dernière fois,

Il regarde
l'horizon
S'éteindre et rire
Et pour enfin,
Mourir



lundi, septembre 28, 2009

Sans sommeil


Il est tard, mes rêvent ne viennent plus

Ils encombrent mon corps et se rassurent

Plutôt que mourir, doucement ils durent

Avec l'angoisse, la dépression des reclus


Dans mon corps il y a des petites horreurs

Des bonbons à dépression qui poussent

Des senteurs acides débordant de mousse

Dans mon corps il y a des bouts de terreur


Plaisir Oral


Obsession et dépression, un petit garçon

Avec une bouche plein d'addiction, jouir

Ou rire, il aime les fées, les plus pires

Un gosse sous pression qui suce un glaçon


Il récolte la liqueur dans sa bouche

Il la savoure, il la recouvre d'amour

Elle est chaude, elle est comme toujours

Il l'aime, il la dévore, elle est farouche

samedi, septembre 26, 2009

Elle


Cette histoire c'est passée il y a longtemps

J'étais frêle, elle était fraiche comme le vent

Nous nous étions juré, amour et fidélité

Mais j'ai chuté, dans les bras d'une assistée


Sa peau était parfumée, son nez retroussé

Ses petites mains froides, presque glacées

Son sourire était policé, sa bouche lisse

Ses yeux étaient coquins, pleins de malice


Elle ressemblait à une histoire, la première

C'était surement illusoire, j'étais sans lumière

Dans le noir, en prise à cette autre conne

Défoncé, pire encore j'étais celui qui se donne


Elle est partie en vacance quelques jours

Quelques secondes dans une vie, mon amour

Celui qui ne vient pas toujours, le rare

Je n'ai pas su l'attendre, elle a crié gare


Je l'ai longtemps pleuré cette belle histoire

N'essayez pas de comprendre, il est trop tard

Elle c'est enfuie avec son identité et sa vie

Maintenant, elle n'en a surement plus envie.


Actes manqués


Elle n'écoute pas, elle est seulement défoncée

Sa gorge percée, ses bras taillés jusqu'à l'artère

Elle va se tuer, de toute façon c'est une trainée

Cette pauvre fille, assise là, presque en terre


Je la regarde lentement s'évader, elle m'appelle

De son air innocent, avec ses yeux d'enfants

Je la sens, elle ne s'aime pas, elle est si belle

Assise là, elle m'observe, moi, son amant.


Ses petites mains caressent mon corps

Son souffle est calme, sa bouche rend l'âme

Pourquoi s'arrête-elle ? Son visage est mort

Que tient-elle ? C'est froid comme une lame


Elle est morte, je n'ai pas su l'aider.

Elle est morte, je n'ai pas oser lui dire,

Que je l'aimais, que j'espérais m'évader,

Avec elle, avec ses baisers, avec ses rires.


Me revoila :)

mardi, décembre 02, 2008

Mon Histoire

Entre le jour et la nuit, un esprit chanteur se hisse au dessus du monde. Adossé contre un nuage il zigzag jusqu'à cette vallée, la Vallée de son enfance. Lorsqu'il était petit et encore humain, bercé par ses errances, ce jeune rêveur aimait s'endormir aux creux des peupliers. Ces grands arbres surplombaient le ciel, touchaient les nuages, accrochaient les morceaux de rêves, le bruit des feuilles transportaient ce petit garçon dans un monde fragile et sensible. Il aimait partir loin, au delà des villes et des montages, malgré les conseils des adultes, ce petit être quittait progressivement ce monde trop réel. Ces parents prirent alors une grave décision, ils quittèrent ce pays propice aux rêves pour rejoindre un monde urbain et froid. A partir de ce jour, le jeune garçon ne sut retourner dans la Vallée aux peupliers, il errait de cauchemars en cauchemars sans pouvoir se réveiller. Un jour, à l'aube de son 30ème anniversaire, il tomba éperdument amoureux d'une silhouette aperçue en rêve. Ses formes délicieuses et ses soupirs déchirants avaient eu raison de sa vie. Il ne put s'empêcher de rejoindre celle qu'il aimait, abandonnant son travail, sa famille et ses amis. Sombrant petit à petit dans la folie, il rejoignait celle qui lui rappelait le chant des peupliers. Ce qui devait arriver arriva, après une trop forte dose de médicaments et de substances hallucinogènes, notre doux rêveur fut ramassé dans une rue scabreuse, a demi mort, le souffle fatigué. Le médecin diagnostiqua un coma, un sommeil profond d'où personne ne revient. Douxreveur était maintenant son nom, il était libre, enfin libre. Il avait retrouvé sa Vallée, au grès du vent il flirtait avec sa douce aimante sans se soucier, sans se lasser. Le voyage qu'il avait mené jusqu'ici lui donna de l'expérience et des pouvoirs magiques insoupçonnés. Il pouvait contrôler le temps, jouer avec les astres et les retourner comme bon lui semble. Le vent était son meilleur allié, il soufflait de douces pensées aux oreilles de ceux qu'il voulait envouter. Lorsque les êtres humains s'endormaient, il était là, auprès de leurs oreilles, près à les emmener dans la Vallée des rêves. Si un jour vous apercevez des peupliers, sachez écouter les douces mélodies du rêveur. Il saura vous emmener avec lui, aux cotés de son fidèle ami le vent.


Les couleurs

Rien n'est plus triste qu'un matin solitaire,
Les yeux salutaires, le souffle hésitant.
Tu devines ces douces années mortuaires
Mais que faire, tout s'en va, même le temps

Tic tac, tic tac, l'horloge est incestueuse,
Elle effleure ta peau, ton âme errante.
Elle s'enroule autour de toi, la malicieuse,
Elle pleure, elle glisse, elle est hurlante.

Les couleurs d'une jeunesses s'éloignent
Elles disparaissent dans un long silence
Tu t'accroches au futur, tu l'empoignes
Mais nous savons que tout est démence


jeudi, novembre 13, 2008

Nuit d'été


Chaque nuit, tu m'offres ce baiser volé
Chaque souffle, je sens ton parfum d'été
J'entends tes caresses contre ma bouche
Je te suis voué, nos voix se touchent.


Chaque jour, je m'éveille à tes cotés
Chaque matin, je suis là à t'écouter
Tu n'es plus tout à fait la même
Je dois te l'avouer, mais je t'aime.


mardi, novembre 11, 2008

Le commencement


Dans la rue, ce sont les étoiles qui rêvent,
Elles virevoltent, elles s'enroulent et lèvent.
Au même instant, sous un arbre mort,
Deux amants s'unissent sans un remord.

Leurs avenirs s'accrochent aux pales brillantes
Et c'est la nuit qui rougie, qui se lamente.
Ils ont les mains froides et la peau claire
Comme deux diamants qui veulent plaire

Ils s'échangent des mots doux, des caresses.
Dans l'air on peut toucher leurs tendresses
Et partager leurs amours, celui de toujours.
Ce sont deux aimants qui fuient le jour.


dimanche, novembre 19, 2006



Les lettres passent, ses mots restent


Le contour absenté d’une main est parfois si regrettée
Plus manquante que toute chose de la vie, elle décède
Et plus rien ne relève, ce morceau de chair qui cède
Alors pourquoi l’attendre, elle ne veut plus m’écouter

Elle préfère se fendre ou se vendre, qu’elle importance
Entre la nuit et la démence, il n’y a rien ou presque
Juste quelques corps affublés d’émotions grotesques
Alors pourquoi lui résister, elle n’est que souffrance

Cette folie qui me ronge, je ne la supporte plus
Son emprise au creux de moi, au creux de mon esprit
Elle m’épuise et me plonge dans l’au-delà, je cris
Et je pleurs, sans que mes larmes ne touchent ma vue